l'Hypnose thérapeutique

Dis-moi l'hypnose

Lorsqu’on fait quelque chose, que l’on conduit une voiture, que l’on marche, que l’on regarde un paysage ou une œuvre d’art et que nos idées s’égarent, lorsque le corps et les gestes deviennent comme autonomes et que notre esprit divague, sans que l'on se rende compte du moment où cela a commencé, alors qu'on a juste laissé faire. Dans ces moments que nous traversons tous, nous sommes proches de l’hypnose ou plus exactement de l’auto-hypnose.  

Il existe de nombreuses techniques pour induire l’hypnose et une infinité d’états d’hypnoses, autant que de nuances de couleurs ou de parfums, que de musiques et de sensations. Non seulement chacun vit l’hypnose à sa façon mais chacun peut vivre l’hypnose de mille et une façons, avec des intensités et des « effets hypnotiques » qui peuvent varier à chaque expérience.
  
Donner une définition figée de l’hypnose et de ce que l’on vit sous hypnose, au-delà de cette vague description serait très réducteur. La meilleure manière de s’approprier ce qu’est l’hypnose consiste à l’expérimenter. Je vous y incite d’autant plus que c’est amusant, agréable et bienfaisant. 

L’hypnose est un état naturel pouvant être induit volontairement par un hypnotiseur et permettant un accès privilégié à notre inconscient. 

Lorsque l’hypnotiseur est également thérapeute - on dit alors hypnothérapeute – l’état d’hypnose peut être utilisé pour faciliter la communication entre le conscient et l’inconscient, changer certaines choses et faire ce que l’on appelle du développement personnel. 

Ainsi, les applications de l’hypnose thérapeutique sont nombreuses, et en plus, le plus souvent il suffit de quelques séances, voire parfois même d’une seule. C’est pour cela que l’hypnothérapie fait partie des thérapies brèves. Bien entendu, comme avec tout ce qui concerne les rapports entre humains, il se peut que dans certains cas cela ne fonctionne pas bien. Dans ce cas, ce n’est pas l’hypnose qui est en question, mais les humains.
Nous sommes tous hypnotisables mais nous sommes tous différents, comme nous avons chacun des goûts différents, des manières personnelles de s’endormir, de danser, de vivre. Le choix de son hypnotiseur est donc très important. Un bon hypnotiseur adapte ses techniques à son client, mais c’est aussi une question de feeling, il faut que le courant passe. En cas d’échec, il faut donc prendre un autre hypnotiseur, comme on prend un autre chemin, non pas qu’il soit meilleur, mais qu’il soit celui qui nous convient le mieux.

Il reste une chose très importante à savoir avant de se lancer dans une hypnothérapie. 
Bien que l’hypnose soit un outil fantastique et très puissant, il n’y a rien de magique et pour changer vous devez être motivé(e) et impliqué(e) et vous engager. Le premier des trois mots « travail sous hypnose » est « travail ». L’hypnotiseur hypnotise pendant que le client, guidé, travaille à son changement. Alors si vous êtes ok avec tout cela et que vous voulez avancer, il ne vous reste qu’à franchir le seuil d’un cabinet d’hypnose. 

Applications de l’hypnose

Les 10 domaines d’application privilégiés de l’hypnose thérapeutique sont : 
• Les phobies 
• Les états émotionnels 
• Les addictions 
• Les deuils 
• Les traumas 
• Les relations interpersonnelles 
• Les comportements à faire évoluer 
• La mobilisation de capacités 
• La douleur et les sensations physiques 
• La coopération conscient-inconscient 
 
Cette liste peut être complétée et chaque hypnothérapeute peut avoir des domaines de prédilection. 
 
La meilleure manière de savoir si un sujet peut être traité est de poser la question à un praticien. Votre hypnothérapeute proposera de vous accompagner ou vous orientera vers un confrère ou un autre professionnel. 
 
L’hypnose est adaptée pour des demandes qui vous concernent et qui dépendent de vous et uniquement de vous et qui sont en dehors du domaine réservé au corps médical. Un hypnothérapeute n’est ni médecin ni psychiatre. Si vous avez une pathologie diagnostiquée par un médecin ou si vous suivez un traitement médical, vous devez le signaler à votre hypnothérapeute qui prendra contact avec votre médecin avant toute autre action. 
 
Si vous avez une demande particulière telle qu’expérimenter un état d’hypnose ou vivre une expérience ludique sans valeur ajoutée thérapeutique notable vous pouvez aussi le formuler à votre hypnotiseur qui pourra là encore soit y répondre favorablement, soit décliner et vous réorienter.
 
Quelle que soit votre demande, votre hypnotiseur peut refuser s’il considère ne pas être la bonne personne au bon moment. L’accompagnement sous hypnose est à la fois une question de savoir-faire, de savoir être et de rapports humains, il ne peut être efficient que s'il y a confiance et feeling réciproques, même pour une demande en apparence simple.

Déroulé d'une séance d'hypnose dans mon cabinet

Durée d’une séance d’hypnose 

Si la durée moyenne d’une séance est de 50 minutes, il faut surtout noter que l’hypnose thérapeutique est la plus efficace lorsqu’il s’agit de « sur mesures ». Ainsi, même si l’hypnothérapeute peut appliquer des techniques d’induction maitrisées et des protocoles formatés, chaque séance est unique et la durée peut varier. 

Si un gâteau n’est pas assez cuit, on le laisse un peu plus longtemps pour parfaire le résultat. Et si par contre il est prêt plus rapidement que prévu, on ne le laisse pas sous prétexte qu’il reste 10 minutes à attendre selon la recette officielle. En pratique, on s’dapte. Et chaque personne étant unique, chaque séance l’est tout aussi.

Il faut compter entre 45 minutes et 1 heure par séance, mais la durée d’une séance est indépendante de son efficacité. Ce qui compte c’est la capacité du praticien à cerner votre cas et votre implication. Votre meilleur allié, c’est vous-même. Le praticien n’est là que pour vous accompagner, pour éclairer le chemin que vous souhaitez prendre, au rythme qui est le vôtre. 

Déroulement d’une séance d’hypnose 


Chaque séance se déroule en quatre parties : 
1. L’anamnèse 
2. L’induction 
3. Le travail sous hypnose 
4. Le retour

L’anamnèse est l’étape qui consiste à exprimer ce que vous souhaitez. C’est une conversation menée par l’hypnothérapeute pour savoir quel est l’objectif de la séance et afin de mieux vous connaitre. Il va utiliser ces informations pour choisir les techniques qu’il va utiliser pour vous hypnotiser et pour vous permettre d’atteindre votre objectif. Cette étape permet également de répondre à certaines questions sur l’hypnothérapie. 

L’induction est l’étape durant laquelle votre hypnotiseur vous mène en état de transe hypnotique. Le niveau de profondeur requis dépend de l’outil thérapeutique que l’hypnotiseur a choisi pour cette séance. L’efficacité de la séance est indépendante de l’intensité de l’hypnose. Tout dépend de la stratégie de l’hypnothérapeute et du protocole mis en œuvre. Par exemple, une régression en âge va nécessiter une hypnose assez profonde alors qu’au contraire une hypnose conversationnelle sera si légère que le client ne s’en rend souvent même pas compte. Le plus important est que la technique utilisée soit adaptée au sujet. L’hypnose ericksonienne, c’est du sur-mesure. 
Le travail sous hypnose est l’étape où les automatismes inconscients du client sont mis à contribution pour atteindre l’objectif de séance. Ce travail est réalisé par le client, sous hypnose, avec le praticien qui le guide avec sa voix et ses techniques. Il s’agit du moment clé de la thérapie, du moment où les transformations et les changements se réalisent. 

Ensuite viennent le retour à un état habituel, dit « réveil », le moment de payer la séance et selon le cas le moment de la prise du prochain rendez-vous.

Nombre de séances

Le nombre de séances nécessaires est propre à chaque demande. Néanmoins, l’hypnothérapie fait partie des thérapies brèves et cela signifie que, quelle que soit la demande, si elle peut être traitée par votre hypnotiseur, sauf exception très très très rare, elle ne nécessitera pas plus de 10 séances. Généralement, 2 à 6 séances suffisent.

La première séance 

La toute première séance est un peu particulière. Elle est consacrée en grande partie à l’anamnèse. 
Le praticien doit récolter un maximum d’informations utiles pour décider en premier lieu s’il accepte de traiter la demande, c’est-à-dire si elle entre dans le cadre des domaines d’application de l’hypnose, si elle est conforme aux compétences et à l’éthique du praticien et si elle respecte la réglementation française. Il est en effet toujours utile de rappeler que les hypnotiseurs ne sont ni médecins ni psychiatres et qu’ils n’ont aucun droit d’exercer la médecine, de réaliser des diagnostics ni de faire des prescriptions médicales. 
Il est donc tout à fait possible, et même sain que de temps à autres, un praticien refuse une demande et réoriente le client vers son médecin traitant ou un confrère spécialisé. 
La première séance est aussi souvent l’occasion pour le client de poser des questions sur l’hypnothérapie et l’hypnose en général. C’est l’entrevue où l’on fait connaissance et où la confiance réciproque s’installe. 
S’il reste du temps le praticien pourra tout de même commencer le travail hypnotique en fin de cette première séance.